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	<description>management de l&#039;information et intelligence économique</description>
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		<title>Serious games et deliberate practice : pour une formation plus efficace</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Apr 2013 18:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[management 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[deliberate practice]]></category>
		<category><![CDATA[efficacité de la formation]]></category>
		<category><![CDATA[excellence managériale]]></category>
		<category><![CDATA[serious games]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les « serious games » ne constituent pas seulement un support d’apprentissage privilégié des comportements managériaux. Ils offrent un formidable cadre au développement de ce que les anglo-saxons appellent « deliberate practice ». 1- Les limites des formations managériales traditionnelles La majeure partie des formations au management n&#8217;accordent qu&#8217;une place réduite aux exercices pratiques. La [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/serious-games-et-deliberate-practice/">Serious games et deliberate practice : pour une formation plus efficace</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Les « serious games » ne constituent pas seulement un support d’apprentissage privilégié des comportements managériaux. Ils offrent un formidable cadre au développement de ce que les anglo-saxons appellent « deliberate practice ».</h5>
<p><span id="more-4670"></span></p>
<h5><strong>1- Les limites des formations managériales traditionnelles</strong></h5>
<h6>La majeure partie des formations au management n&rsquo;accordent qu&rsquo;une place réduite aux exercices pratiques. La plupart du temps, elles privilégient l&rsquo;écoute du formateur et l&rsquo;échange entre participants. Dans le meilleur des cas elles y ajoutent quelques simulations et observations d&rsquo;exercices réalisés par les participants. Et lorsque les cas sont rejoués c&rsquo;est le plus souvent avec un changement de rôle, ce qui rend impossible le progrès individuel. Peu de chances alors que la formation ait un impact réel, une fois le participant revenu dans l&rsquo;entreprise.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>2-Viser l&rsquo;excellence managériale grâce à un entraînement systématique focalisé</strong></h5>
<h6>Si la pratique régulière d’une activité permet d’en acquérir une certaine maîtrise, elle est nettement insuffisante pour atteindre l’excellence. Ainsi, à l&rsquo;issue d&rsquo;une formation après une période de progrès, il est fréquent que les participants se mettent à stagner, s&rsquo;ils ne sont pas suivis.</h6>
<h6>En l&rsquo;absence de piqûre de rappel ou d&rsquo;une pratique récurrente minimale, il peut même y avoir désapprentissage. Ceci est d&rsquo;autant plus flagrant dans le cadre des formations comportementales, où seul un programme d&rsquo;entraînement au long cours, poussant l&rsquo;individu à progresser sans cesse et à sortir de sa zone de confort, peut lui permettre d&rsquo;ancrer durablement des comportements. Le franchissement de nouveaux paliers de performance ne peut se faire bien sûr sans une certaine dose de coaching et de feedback personnalisé.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>3- L&rsquo;apport possible des « serious games » au perfectionnement managérial</strong></h5>
<h6>Les serious games s’avèrent très efficaces en ce qu’ils permettent à moindre frais d&rsquo;assurer des formations comportementales en développant de bons réflexes dans une logique d&rsquo;essai &#8211; erreur.<br />
Ainsi, il est possible de tester l&rsquo;adéquation d&rsquo;un comportement dans des situations proches de la réalité, mais aussi dans des environnements difficiles ou coûteux à reproduire dans un cadre classique d&rsquo;une formation. Grâce aux progrès des jeux vidéos et des univers virtuels, il est aujourd&rsquo;hui possible d&rsquo;envisager des progressions pédagogiques qui s&rsquo;adaptent au niveau des joueurs et de prévoir des challenges rejouables à l&rsquo;infini, jusqu&rsquo;à atteindre l&rsquo;excellence.</h6>
<h6>C&rsquo;est ici que l&rsquo;usage intensif des « serious games » rejoint une forme de « deliberate practice » en permettant un entraînement individuel focalisé systématique, qui prolongeant la formation traditionnelle au management, en améliore l&rsquo;efficacité opérationnelle.</h6>
<p>A lire également :<br />
- <a title="Comprendre l’excellence : la formation des Forces Spéciales" href="http://www.m2ie.fr/comprendre-lexcellence-la-formation-des-forces-speciales/" target="_blank">Comprendre l&rsquo;excellence : la formation des Forces Spéciales</a><br />
- <a title="Une War Room pour apprendre à décider dans l’incertitude" href="http://www.m2ie.fr/une-war-room-pour-apprendre-a-decider-dans-l-incertitude/">Une war room pour apprendre à décider dans l&rsquo;incertitude</a></p>
<p>Pour aller plus loin :<br />
- Y Kasbi &#8211; Les serious games : une révolution &#8211; Edipro 2012<br />
- L Michaud et J Alvarez &#8211; Serious games &#8211; Advergaming, edugaming, training &#8211; IDATE 2008<br />
- K Anders Ericsson &#8211; The making of an expert &#8211; Managing for the long term &#8211; Harvard Business Review July 2007<br />
- K Anders Ericsson &amp; co &#8211; The role of deliberate practice in the acquisition of performance &#8211; Psychological Review vol 100-1993</p>
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		<item>
		<title>Comprendre l&#8217;excellence : la formation des Forces Spéciales</title>
		<link>http://www.m2ie.fr/comprendre-lexcellence-la-formation-des-forces-speciales/</link>
		<comments>http://www.m2ie.fr/comprendre-lexcellence-la-formation-des-forces-speciales/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 03 Nov 2012 13:11:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[histoire et management]]></category>
		<category><![CDATA[efficacité de la formation]]></category>
		<category><![CDATA[équipes haute performance]]></category>
		<category><![CDATA[excellence opérationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[forces spéciales]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Loin des clichés habituels, les principes d&#8217;instruction et d&#8217;entraînement des forces spéciales offrent une autre voie à explorer pour améliorer l&#8217;efficacité des formations et viser l&#8217;excellence. Toutes les formations ne produisent pas des effets spectaculaires, loin de là. Et nombreuses sont celles dont l’impact réel sur les situations de travail reste faible voire indécelable. Pourtant [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/comprendre-lexcellence-la-formation-des-forces-speciales/">Comprendre l&rsquo;excellence : la formation des Forces Spéciales</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Loin des clichés habituels, les principes d&rsquo;instruction et d&rsquo;entraînement des forces spéciales offrent une autre voie à explorer pour améliorer l&rsquo;efficacité des formations et viser l&rsquo;excellence.</h5>
<p><span id="more-4432"></span></p>
<h6>Toutes les formations ne produisent pas des effets spectaculaires, loin de là. Et nombreuses sont celles dont l’impact réel sur les situations de travail reste faible voire indécelable.</h6>
<h6>Pourtant il existe des situations où l&rsquo;efficacité d&rsquo;une formation est déterminante. Tel est le cas de la formation initiale et continue des Forces Spéciales dont l&rsquo;exigence est de garantir de façon permanente l&rsquo;excellence opérationnelle en mission.</h6>
<p>Pour les combattants, il s&rsquo;agit d&rsquo;acquérir, développer et maintenir les capacités nécessaires pour mener à bien des missions complexes et dangereuses. Les forces spéciales sont en effet amenées à agir avec une économie de forces contre un ennemi asymétrique, dans des situations le plus souvent équivoques. La formation est conçue pour produire des équipes à haute performance possédant une forte capacité d&rsquo;adaptation, ayant une grande confiance dans leurs propres moyens et une confiance absolue dans les compétences de leurs co-équipiers.<br />
&nbsp;</p>
<h5><strong>1- un parcours construit autour d&rsquo;un enchaînement d&rsquo;objectifs simples précis et progressifs</strong></h5>
<h6>Pour atteindre et maintenir un niveau d&rsquo;excellence, les forces spéciales suivent une longue période d&rsquo;entraînement, comptant de nombreuses phases s&rsquo;appuyant chacune sur les résultats de la phase précédente.</h6>
<p>Dans un premier temps, l’entraînement porte d&rsquo;abord sur le conditionnement physique et mental puis se poursuit par l’acquisition d&rsquo;un niveau d’excellence dans chacune des techniques de base : maniement des armes, matériels et explosifs, saut en parachute, camouflage, infiltration,&#8230; Une fois celles-ci parfaitement maîtrisées, il s’agit de s’entraîner à enchaîner les différentes tâches dans un environnement simplifié. C’est seulement ensuite que les stagiaires sont confrontés à une forte adversité appliquant les tactiques habituellement employées par l’ennemi. Enfin, la phase ultime reprend et amalgame l&rsquo;ensemble des éléments de l&rsquo;instruction dans un exercice de synthèse, et place les soldats sous des contraintes multiples : privation de sommeil, pannes de matériel, adversaire imprévisible.<br />
&nbsp;</p>
<h5><strong>2- un entraînement intensif systématique et focalisé avec un très haut niveau de répétition</strong></h5>
<h6>L’entraînement des forces spéciales se caractérise par une préparation mentale, l’appropriation de gestes et procédures adaptées et la recherche constante de modes de résolution alternatifs de problèmes ou difficultés.</h6>
<p>Pour atteindre l&rsquo;excellence, les forces spéciales doivent suivre une longue période d&rsquo;instruction et d’entraînement, afin d’acquérir et maintenir un ensemble de compétences très spécialisées. Ce qui caractérise l’entraînement de ces combattants qui atteignent tous de très hauts niveaux de performance, c’est la quantité et la régularité du travail accompli au fil des mois et des années. Il n&rsquo;y a pas de miracle : c’est par l’action disciplinée et un entraînement sans relache que les membres des forces spéciales développent les compétences exceptionnelles nécessaires pour relever les défis de leurs missions.<br />
&nbsp;</p>
<h5><strong>3- Un recours privilégié à la simulation des situations dans le cadre de scénarios réalistes</strong></h5>
<h6>L’exercice grandeur nature reste incontournable dès qu’il s’agit d’évaluer le potentiel des hommes à gérer l’incertitude et affronter le danger. Les exercices de simulation sur le terrain nombreux et variés répondent à un protocole très préçis s&rsquo;appuyant sur une progression pédagogique cohérente :</p>
<ul>
<li>Vérification que les directives sont comprises et assimilées</li>
<li>Examen systématique de situations similaires antérieures</li>
<li>Introduction d’erreurs afin de développer de nouvelles heuristiques et routines</li>
<li>Apprentissage d’un répertoire de comportements d&rsquo;excellence</li>
<li>Augmentation progressive de l’intensité des scénarios</li>
<li>Répétition autant de fois que possible des exercices jusqu&rsquo;à atteindre l&rsquo;excellence</li>
</ul>
</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>4- Une culture de l&rsquo;évaluation et du feedback permettant de progresser sans cesse</strong></h5>
<h6>Les forces spéciales bénéficient d’une mémoire collective permettant de tirer pleinement parti du potentiel humain et de maximiser la performance de l’équipe.</h6>
<h6>L’une des originalités fortes de ces équipes à haute performance réside dans l’analyse systématique des opérations, l&rsquo;auto-évaluation formelle et l’autocritique, notamment au travers du debriefing des opérations conduites. Ce processus de revue illustre la volonté permanente de tirer les enseignements des actions et de capitaliser le retour d&rsquo;expérience.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h6>Comme nous venons de le voir, les principes d&rsquo;instruction et d&rsquo;entraînement des forces spéciales offrent une voie intéressante à explorer pour améliorer la performance des formations et viser l&rsquo;excellence.</h6>
<h6>Ainsi, pour être véritablement utiles et efficaces les formations devraient pouvoir offrir aux collaborateurs la possibilité de:</p>
<ul>
<li>Viser l’acquisition de compétences précises dans le cadre d&rsquo;une progession pédagogique cohérente</li>
<li>Maîtriser parfaitement des activités élémentaires avant d’apprendre à combiner et enchaîner celles-ci</li>
<li>S’entraîner de façon répétée dans des environnements de simulation réalistes de plus en plus complexes</li>
<li>Bénéficier d&rsquo;un coaching et de feedback précis pour progresser sans cesse vers l&rsquo;excellence recherchée.</li>
</ul>
</h6>
<p>&nbsp;<br />
A lire également</p>
<p>- <a title="Leadership en zone d’incertitude : l’exemple des Forces Spéciales" href="http://www.m2ie.fr/leadership-en-zone-dincertitude-lexemple-des-forces-speciales/" target="_blank">Leadership en zone d&rsquo;incertitude : l&rsquo;exemple des Forces Spéciales</a><br />
- <a title="Assessment : comment l’ OSS inventa l’assessment center (suite et fin)" href="http://www.m2ie.fr/comment-l-oss-inventa-lassessment-center-suite-et-fin/" target="_blank">Assessment : comment l&rsquo;OSS inventa l&rsquo;assessment center</a><br />
- <a title="Management 2.0 : Le secret des équipes à haute performance" href="http://www.m2ie.fr/management-cooperatif-le-secret-des-equipes-haute-performance/" target="_blank">Management 2.0 Le secret des équipe à haute performance</a><br />
- <a title="War room d’entreprise : pour apprendre à décider dans l’incertitude" href="http://www.m2ie.fr/une-war-room-pour-apprendre-a-decider-dans-l-incertitude/" target="_blank">War Room d&rsquo;entreprise : pour apprendre à décider dans l&rsquo;incertitude</a></p>
<p>Pour aller plus loin</p>
<p>P. Le Pautremat (Dir) &#8211; Forces Spéciales &#8211; Nouveaux conflits, nouveaux guerriers &#8211; Autrement 2003<br />
D. Hervouët &#8211; Mener des hommes pour la première fois &#8211; l&rsquo;expérience de la culture commando &#8211; Ed d&rsquo;organisation 2009<br />
JD. Merchet &#8211; Une histoire des Forces Spéciales &#8211; Ed Jacob-Duvernet 2010<br />
E. Denécé &#8211; Forces Spéciales, l&rsquo;avenir de la guerre ? &#8211; Editions du Rocher 2011</p>
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		<item>
		<title>Management 2.0 : quel style de management face à la complexité</title>
		<link>http://www.m2ie.fr/management-2-0-face-a-la-complexite/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Oct 2012 16:59:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[management 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[complexité]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise réseau]]></category>
		<category><![CDATA[leadership 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[style de management]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le management 2.0 peut-il permettre de mieux gérer la montée de la complexité et de l&#8217;incertitude dans nos organisations en réseau ? La parabole du chef d&#8217;orchestre et l&#8217;illusion du contrôle. Le management au quotidien conduit généralement à arbitrer entre deux postures apparemment contradictoires. D&#8217;un côté, il s&#8217;agit d&#8217;exercer sa volonté et son autorité pour [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/management-2-0-face-a-la-complexite/">Management 2.0 : quel style de management face à la complexité</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Le management 2.0 peut-il permettre de mieux gérer la montée de la complexité et de l&rsquo;incertitude dans nos organisations en réseau ?</h5>
<p><span id="more-4294"></span></p>
<h5><strong>La parabole du chef d&rsquo;orchestre et l&rsquo;illusion du contrôle.</strong></h5>
<h6>Le management au quotidien conduit généralement à arbitrer entre deux postures apparemment contradictoires. D&rsquo;un côté, il s&rsquo;agit d&rsquo;exercer sa volonté et son autorité pour tenter d&rsquo;influer sur le cours des choses, de l&rsquo;autre, il faut permettre à l&rsquo;initiative de s&rsquo;exprimer, et créer les conditions de la libération des énergies.</p>
</h6>
<p>Alors qu&rsquo;il conduisait 180 musiciens et choristes dans le cadre d&rsquo;un festival à Mexico, le chef d&rsquo;orchestre José Serebier, se transperça la main avec sa baguette. Alors que d&rsquo;habitude il n&rsquo;utilisait jamais de baguette, José Serebier avait décidé d&rsquo;y recourir cette fois, pensant que cela pouvait l&rsquo;aider à mieux contrôler l&rsquo;interprétation.</p>
<h6>Souvent utilisée pour décrire le travail du manager, la métaphore du chef d&rsquo;orchestre est moins pertinente qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît. Contrairement aux idées reçues, la direction d&rsquo;orchestre produit davantage d&rsquo;effets lorqu&rsquo;elle est tacite, discrète, non perturbante et qu&rsquo;elle prend en compte les processus de régulation déjà tissés au sein de l&rsquo;orchestre.</p>
</h6>
<h5><strong>Le management 2.0 remet en cause le contrôle dans les organisations</strong></h5>
<h6>Avec l’avènement d&rsquo;un management  2.0, les processus de coordination et de coopération en entreprise s’émancipent progressivement de la tutelle des relations hiérarchiques classiques, et font émerger de nouvelles formes de collectifs mieux à même de gérer la complexité.</h6>
<h6>A la fois souples, non hiérarchiques et construites sur des relations de confiance, ces nouvelles formes d&rsquo;organisations offrent une large place à l’autonomie et au partage.</h6>
<h6>Selon les cas, il peut s’agir de :</h6>
<ul>
<li>
<h6> petites équipes à haute performance qui partagent les mêmes motivations et travaillent en mode collaboratif,</h6>
</li>
<li>
<h6>communautés 2.0 qui fonctionnent sur une base égalitaire et mutualisent leurs efforts en vue d’un but commun lié aux besoins de l’entreprise,</h6>
</li>
<li>
<h6>réseaux de partenaires qui travaillent en coordination et s’adaptent en temps réel sur la base d’informations partagées,</h6>
</li>
<li>
<h6>plateformes ouvertes aux clients qui facilitent la co-création et l’innovation permanente.</h6>
</li>
</ul>
<h5><strong>Le management 2.0 façonne de nouvelles configurations propices à l&rsquo;innovation</strong></h5>
<h6>Face à la complexité des interactions dans nos organisations en réseau, le leader d&rsquo;équipe doit éviter le sur-management, sous peine de contrarier les mécanismes de régulation tacites déjà en place.</h6>
<h6>Pour autant il n&rsquo;est pas réduit à l&rsquo;impuissance et l&rsquo;inaction. Son rôle est de contribuer à faciliter les échanges, établir des connexions et façonner de nouvelles configurations propices à l&rsquo;innovation et favorisant la performance collective.<br />
<h6>
<h6>Bien davantage qu&rsquo;une structure d&rsquo;autorité, l&rsquo;organisation est pour le manager 2.0 un tissu d&rsquo;interactions qu&rsquo;il est en mesure de façonner en même temps qu&rsquo;il lui échappe.</h6>
<h6>Dans ces conditions, il lui faut reconnaître la réalité dans sa complexité, et renonçant à l&rsquo;illusion du contrôle, essayer de réguler une dynamique collective en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;exploitation du potentiel des situations.</h6>
<p>&nbsp;<br />
A lire également :<br />
- <a href="http://www.m2ie.fr/management-2-0-les-vertus-des-petites-equipes/" title="Management 2.0 : les vertus des petites équipes" target="_blank">Management 2.0 : les vertus des petites équipes</a><br />
- <a href="http://www.m2ie.fr/management-2-0-simple-effet-de-mode-ou-revolution-manageriale/" title="Management 2.0 : simple effet de mode ou révolution managériale ?" target="_blank">Management 2.0 : simple effet de mode ou révolution managériale</a><br />
- <a href="http://www.m2ie.fr/management-cooperatif-le-secret-des-equipes-haute-performance/" title="Management 2.0 : Le secret des équipes à haute performance" target="_blank">Management 2.0 : le secret des équipes à haute performance</a></p>
<p>Pour aller plus loin :<br />
- <a href="http://www.m2ie.fr/coordination-et-cooperation-dans-lentreprise-reseau/" title="Entreprise 2.0 : coordination et coopération dans l’entreprise – réseau" target="_blank">Entreprise 2.0 : coordination et coopération dans l&rsquo;entreprise-réseau</a></p>
<p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/management-2-0-face-a-la-complexite/">Management 2.0 : quel style de management face à la complexité</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>m2ie poursuit son développement avec succès</title>
		<link>http://www.m2ie.fr/m2ie-poursuit-son-developpement-avec-succes/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2012 05:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[e-transformation]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence économique]]></category>
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		<category><![CDATA[économie de la connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[formation professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Intelixia]]></category>
		<category><![CDATA[m2Lab]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie d'apprentissage]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>m2ie, cabinet de conseil en management stratégique de l&#8217;information, crée Intelixia SAS. Après avoir ouvert son nouveau site en janvier 2012 et lancé le m2Lab en juin, m2ie conseil poursuit son développement en créant Intelixia SAS. &#160; Intelixia est une filiale spécialisée, qui interviendra principalement dans le monde de la formation professionnelle et continue, les [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/m2ie-poursuit-son-developpement-avec-succes/">m2ie poursuit son développement avec succès</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5><strong><span style="font-size: medium;">m2ie, cabinet de conseil en management stratégique de l&rsquo;information, crée Intelixia SAS.</span></strong></h5>
<p><span id="more-4310"></span></p>
<h5>Après avoir ouvert son nouveau site en janvier 2012 et lancé le m2Lab en juin, m2ie conseil poursuit son développement en créant Intelixia SAS.</h5>
<p>&nbsp;</p>
<h6>Intelixia est une filiale spécialisée, qui interviendra principalement dans le monde de la formation professionnelle et continue, les secteurs public et parapublic, ainsi que les univers associatifs, paritaires et mutualistes.</p>
<p>Intelixia bénéficiera des ressources et compétences de m2ie conseil sur le champ de l’économie de la connaissance, ainsi que des recherches et applications du m2Lab sur le management 2.0, les réseaux collaboratifs, et les nouvelles stratégies d’apprentissage.</h6>
<p>A lire également : <a href="http://www.m2ie.fr/en-2012-m2ie-prend-un-nouvel-essor/" title="En 2012, m2ie prend un nouvel essor">en 2012, m2ie prend un nouvel essor</a></p>
<p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/m2ie-poursuit-son-developpement-avec-succes/">m2ie poursuit son développement avec succès</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Intelligence stratégique : signaux faibles et angles morts</title>
		<link>http://www.m2ie.fr/intelligence-strategique-signaux-faibles-et-angles-morts/</link>
		<comments>http://www.m2ie.fr/intelligence-strategique-signaux-faibles-et-angles-morts/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 10:50:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[intelligence économique]]></category>
		<category><![CDATA[angle mort]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[signaux faibles]]></category>
		<category><![CDATA[surprise stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[vision périphérique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Une grande partie du travail des professionnels de l’intelligence stratégique consiste à répondre à des questions que personne ne leur a posées. Mais comment faire prendre conscience aux décideurs de besoins d’information inconnus et élargir la vision périphérique de l&#8217;entreprise pour capter les signaux faibles et éviter les angles morts ? Signaux faibles et angle [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/intelligence-strategique-signaux-faibles-et-angles-morts/">Intelligence stratégique : signaux faibles et angles morts</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Une grande partie du travail des professionnels de l’intelligence stratégique consiste à répondre à des questions que personne ne leur a posées.</h5>
<h5>Mais comment faire prendre conscience aux décideurs de besoins d’information inconnus et élargir la vision périphérique de l&rsquo;entreprise pour capter les signaux faibles et éviter les angles morts ?</h5>
<p><span id="more-4093"></span></p>
<h5><strong>Signaux faibles et angle mort : pouvait-on prévenir la crise pétrolière de 1973 ?</strong></h5>
<h6>C’est dans un article paru en 1975 dans la California Management Review qu’<a title="Igor Ansoff et les signaux faibles" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Igor_Ansoff"> Igor Ansoff </a>illustre l&rsquo;intérêt du concept de signal faible dans le cadre du processus d&rsquo;intelligence stratégique de l’entreprise.</h6>
<h6>Ansoff prend notamment l&rsquo;exemple de la crise pétrolière de 1973 pour montrer que la surprise stratégique est constitutive des ruptures et des crises auxquelles seront désormais confrontées les entreprises. Si la crise pétrolière constitue effectivement une surprise, les informations permettant de l&rsquo;anticiper et de la prévenir se trouvent pourtant disponibles, pour qui sait les interpréter et leur donner du sens.</h6>
<h6>Ainsi les grandes entreprises pétrolières ont-elles été surprises alors même que les informations sur les intentions des pays arabes étaient en possession des dirigeants des firmes impliquées.</p>
</h6>
<h5><strong>La prise en compte des signaux faibles se heurte à des difficultés cognitives</strong></h5>
<h6>Les études les plus récentes sur la cognition montrent que pour qu’une information soit perçue et mémorisée, il faut qu’elle puisse s’insérer dans un schéma mental préétabli. La détection de signes avant coureurs est une opération difficile. Bien souvent le signe avant coureur d’un événement inattendu ne peut être perçu parce que l’on ne peut pas le croire.</h6>
<p>Comme nous l&rsquo;avons vu dans un <a title="Intelligence des risques et biais cognitif : les leçons du Titanic" href="http://www.m2ie.fr/intelligence-des-risques-et-biais-cognitif-les-lecons-du-titanic/" target="_blank">précédent billet</a>, la possibilité que le Titanic coule ne faisait pas partie des schémas de représentation du capitaine. De fait, il n&rsquo;a pas pu interpréter les signaux d&rsquo;alerte qui lui ont été transmis par l&rsquo;équipage.</p>
<h6>D&rsquo;où la nécessité en intelligence stratégique d&rsquo;élargir à la fois la bande passante et le périmètre d&rsquo;observation, pour que les représentations mentales des décideurs incluent un maximum d’hypothèses et qu’ils diminuent ainsi les zones d’ignorance profonde, qui sont autant de trous noirs pour la connaissance.</p>
</h6>
<h5><strong>Négliger les angles morts conduit à s&rsquo;exposer à des surprises stratégiques</strong></h5>
<h6>On peut avoir été un leader mondial incontesté pendant des années et disparaître brutalement presque du jour au lendemain. Pour ne pas avoir su anticiper le virage du numérique Polaroid et Kodak en ont fait l&rsquo;amère expérience. Issus de l&rsquo;industrie chimique, ils n&rsquo;ont pas su ou voulu voir dans la montée du numérique un véritable changement de paradigme, au delà de la rupture technologique.</h6>
<h6>Dans leur ouvrage majeur &laquo;&nbsp;Peripheral Vision&nbsp;&raquo; George Day et Paul Shoemaker définissent la périphérie de l&rsquo;entreprise comme le lieu privilégié d&rsquo;observation des signaux faibles.</h6>
<p>Pour expliciter le concept de vision périphérique d&rsquo;une organisation, ils s&rsquo;appuient sur une analogie avec l&rsquo;oeil humain. On observe en effet que les cellules localisées autour de la rétine et servant à voir ce qui se passe sur les côtés sont plus nombreuses (120 millions) que les cellules localisées au centre de l&rsquo;oeil et qui ont pour fonction de développer une vision focale centrée sur les détails (6 millions). La précision que ces dernières cellules offrent se révèlent cependant bien plus grande que celle que donnent les cellules en périphérie.</p>
<h6>Dès lors l&rsquo;enjeu pour le responsable de l&rsquo;intelligence stratégique est de trouver le bon équilibre entre une organisation centrée sur son coeur de métier et attentive à ce qui se passe à la marge de celui-ci.</p>
</h6>
<h5><strong>L&rsquo;interprétation des signaux faibles dans un dispositif d&rsquo;intelligence stratégique</strong></h5>
<h6>Comme les morceaux d&rsquo;un puzzle, les signaux faibles représentent des informations fragmentaires et équivoques. Parce qu&rsquo;ils reposent sur une sensation proche de l’intuition, ils ne constituent pas des connaissances actionnables.</h6>
<h6>Pourtant, lorsqu&rsquo;ils sont détectés à temps, ils peuvent annoncer des crises, des ruptures mais aussi des opportunités et jouer un rôle de déclic dans le dispositif d&rsquo;intelligence stratégique. A ceux qui savent les interpréter, ils procurent un temps d&rsquo;avance précieux sur la concurrence pour s&rsquo;adapter aux mutations et proposer les innovations qui façonneront les marchés de demain.</h6>
<h6>Dans ce contexte, le rôle du professionnel de l’intelligence stratégique consiste, y compris pour lui-même, à enrichir les schémas de représentation mentaux et élargir la bande passante de ceux qui se posent des questions sur la stratégie à adopter, dans un monde marqué chaque jour un peu plus par la complexité et l&rsquo;incertitude.</h6>
<p> <br />
A lire également<br />
- <a title="Intelligence des risques et biais cognitif : les leçons du Titanic" href="http://www.m2ie.fr/intelligence-des-risques-et-biais-cognitif-les-lecons-du-titanic/" target="_blank">Intelligence des risques et biais cognitif : les leçons du Titanic</a><br />
- <a title="L’ intelligence stratégique , modèle de management du futur ?" href="http://www.m2ie.fr/intelligence-strategique-modele-de-management/" target="_blank">L&rsquo; intelligence stratégique,  modèle de management du futur ?</a><br />
- <a title="Quel management par l’ intelligence économique en entreprise ?" href="http://www.m2ie.fr/management-par-l-intelligence-economique/" target="_blank">Quel management par l&rsquo; intelligence stratégique en entreprise ?</a></p>
<p>Pour en savoir plus<br />
- Igor Ansoff &#8211; Managing Strategic Surprise by response to weak signals &#8211; California Management Review 1975<br />
- Ben Gilad &#8211; Early warning &#8211; Amacom 2004<br />
- George Day et Paul Shoemaker &#8211; Peripheral Vision &#8211; Harvard Business School Press 2006</p>
<p>Pour aller plus loin<br />
- Humbert et Nicolas Lesca &#8211; Les signaux faibles et la veille anticipative pour les décideurs &#8211; Hermès 2012<br />
- Ben Gilad &#8211; Business Blind Spots, the sequel &#8211; Annoted and expandated 3d edition 2012<br />
- George Day et Paul Shoemaker &#8211; Peripheral Vision : sensing and acting on weak signals &#8211; The Wharton School 2004</p>
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		<title>Stratégie en zone d’ incertitude : le sens se construit dans l’action</title>
		<link>http://www.m2ie.fr/strategie-en-zone-d-incertitude/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2012 21:07:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[leadership et décision]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[complexité]]></category>
		<category><![CDATA[incertitude]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Weick]]></category>
		<category><![CDATA[sens]]></category>
		<category><![CDATA[strategie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de crise marqué par l’ incertitude, peut-on encore se contenter de suivre la trajectoire pré-définie par un plan stratégique ? Face à la complexité de la réalité, ne faut-il pas plutôt essayer de construire son chemin pas à pas, et d&#8217;agir en stratège en tirant parti du potentiel des situations émergentes ? [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/strategie-en-zone-d-incertitude/">Stratégie en zone d’ incertitude : le sens se construit dans l’action</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Dans un contexte de crise marqué par l’ incertitude, peut-on encore se contenter de suivre la trajectoire pré-définie par un plan stratégique ?</h5>
<h5>Face à la complexité de la réalité, ne faut-il pas plutôt essayer de construire son chemin pas à pas, et d&rsquo;agir en stratège en tirant parti du potentiel des situations émergentes ?</h5>
<p> <br />
<span id="more-3879"></span></p>
<h5><strong>Toute stratégie est l&rsquo;image d&rsquo;une représentation partagée</strong></h5>
<h6>Toute stratégie d&rsquo;entreprise est une représentation collective, fruit d&rsquo;interactions au sein de l&rsquo;organisation et construite à partir d&rsquo;informations parcellaires, parfois floues et ambiguës. Ainsi le plan stratégique apparaît-il souvent comme le produit des convictions que finissent par se forger les membres de la direction générale.</h6>
<h6>La valeur d’un plan stratégique, comme celle d&rsquo;une carte, tient moins à la description fidèle et détaillée de l’environnement, qu’à sa capacité à produire une représentation commune permettant au collectif de se mettre en mouvement dans la bonne direction et d&rsquo;atteindre la destination visée.</p>
</h6>
<h5><strong>Quelle carte pour trouver son chemin en zone d&rsquo;incertitude ?</strong></h5>
<h6>S&rsquo;inspirant du poème de <a title="Miroslav Holub immunologiste et poète tchèque" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Miroslav_Holub"> Miroslav Holub </a>&laquo;&nbsp;Brief Thoughts on Maps&nbsp;&raquo;, <a title="Karl E. Weick et le sensemaking" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Karl E. Weick"> Karl E. Weick </a>se plaît à raconter dans &laquo;&nbsp;Substitutes for Strategy&nbsp;&raquo; l&rsquo;histoire d&rsquo;une unité militaire hongroise en manoeuvre dans les Alpes, qui se perdit pendant deux jours dans une tempête de neige. Le troisième jour, les soldats réapparurent et expliquèrent :</h6>
<p>&laquo;&nbsp;Convaincus que nous étions perdus, nous nous préparions pour notre fin. Puis l&rsquo;un de nous a trouvé une carte dans sa poche et cela nous a tranquilisés. Nous avons dressé nos tentes et attendu la fin de la tempête, puis nous avons découvert notre position sur la carte. Et nous voilà. Le lieutenant qui avait fait partir l&rsquo;unité demanda cette carte remarquable et l&rsquo;étudia. Il découvrit à son grand étonnement que ce n&rsquo;était pas une carte des Alpes mais une carte des Pyrénées&nbsp;&raquo; (i)<br />
&laquo;&nbsp;Disposant d&rsquo;une carte, fût-elle sommaire, l&rsquo;individu encode ce qu&rsquo;il voit pour le faire correspondre aussi précisèment que possible à la carte. Celle-ci préfigure ses perceptions, et il voit ce qu&rsquo;il s&rsquo;attend à voir. Mais à mesure que les divergences s&rsquo;accumulent, il devient plus attentif à ce qui relève directement de son expérience, cherche à y découvrir une cohérence et fait moins attention à la carte.&nbsp;&raquo; (ii)</p>
<h5><strong>Mieux vaut toutefois un plan erroné qu&rsquo;une absence de plan</strong></h5>
<h6>Côté réalité, il y a la neige et le froid qui peuvent s’avérer fatals au détachement hongrois. Côté représentation il y a la carte qui ne figure pas la réalité, mais dont la découverte parce qu’elle paraît plausible au groupe, lui redonne espoir, stimule son observation et sa réflexion, et lui permet finalement de s’en sortir.</h6>
<h6>L’image de la réalité n’est pas fidèle et pourtant cela ne fait pas obstacle à l’action efficace. Pour Weick, dès que les individus agissent, ils produisent des résultats tangibles qui les aident à découvrir ce qu’il faut faire à l’étape suivante.</p>
</h6>
<h5><strong>Face à la complexité de la réalité, le sens se construit dans le cours de l’action</strong></h5>
<h6>L’un des intérêts majeurs des projets stratégiques, c’est qu’ils permettent d’orienter l’action et de mettre les acteurs de l&rsquo;entreprise en mouvement. Mais du fait même de l’incertitude propre aux situations stratégiques, il n’est pas toujours évident pour les dirigeants de s’accorder sur la direction à suivre.</h6>
<h6>Dans un tel contexte, le rôle des leaders, dirigeants et managers consiste à prendre sur eux, pour donner confiance à leurs collaborateurs, de façon à les engager dans le mouvement, et à les maintenir dans un état continu de veille et d’apprentissage.</h6>
<p> <br />
A lire également<br />
- <a title="Leadership en zone d’incertitude : quel management face à la crise ?" href="http://www.m2ie.fr/leadership-en-zone-dincertitude-quel-management-face-a-la-crise/" target="_blank">Leadership en zone d&rsquo;incertitude : quel management face à la crise</a><br />
- <a title="Leadership en zone d’incertitude : l’exemple des Forces Spéciales" href="http://www.m2ie.fr/leadership-en-zone-dincertitude-lexemple-des-forces-speciales/" target="_blank">Leadership en zone d&rsquo;incertitude : l&rsquo;exemple des forces spéciales</a><br />
- <a title="Savoir décider dans l’incertitude : la qualité des managers de demain" href="http://www.m2ie.fr/savoir-decider-dans-l-incertitude-la-qualite-des-managers-de-demain/" target="_blank">Savoir décider dans l&rsquo;incertitude : la qualité des managers de demain</a><br />
- <a title="War room d’entreprise : pour apprendre à décider dans l’incertitude" href="http://www.m2ie.fr/une-war-room-pour-apprendre-a-decider-dans-l-incertitude/" target="_blank">War Room d&rsquo;entreprise : pour apprendre à décider dans l&rsquo;incertitude</a><br />
 </p>
<p>Pour en savoir plus<br />
M. Holub &#8211; Brief Thoughts on Maps &#8211; Times Literary Supplement &#8211; 1977 4 Feb p 118<br />
(i) K. E. Weick &#8211; Substitutes for strategy in DJ Deece (Ed) The competitive challenge &#8211; 1987 p 54<br />
(ii) K. E. Weick &#8211; Cartographic myths in organizations in Mapping strategic thought &#8211; Chichester &#8211; Wiley &#8211; 1990</p>
<p>Pour aller plus loin<br />
K.E Weick, H. Mintzberg, B. Ahlstrand, J. Lampel &#8211; Safari en pays stratégie &#8211; Village Mondial &#8211; 1999<br />
S. Cummings &amp; D. Wilson &#8211; Images of strategy &#8211; Blackwell &#8211; 2003</p>
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		<title>Intelligence des risques et biais cognitif : les leçons du Titanic</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Aug 2012 06:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[leadership et décision]]></category>
		<category><![CDATA[biais cognitif]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophe]]></category>
		<category><![CDATA[décision]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Weick]]></category>
		<category><![CDATA[leadership]]></category>
		<category><![CDATA[Titanic]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Beaucoup de catastrophes humaines trouvent leur origine dans un mythe d&#8217;invulnérabilité. Il s’agit d’une croyance erronée qui autorise tous les excès et peut conduire comme dans le cas du Titanic à un aveuglement fatal. Un siècle après son naufrage, le « Titanic » va enfin revivre. Un milliardaire australien vient en effet de passer commande [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/intelligence-des-risques-et-biais-cognitif-les-lecons-du-titanic/">Intelligence des risques et biais cognitif : les leçons du Titanic</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Beaucoup de catastrophes humaines trouvent leur origine dans un mythe d&rsquo;invulnérabilité. Il s’agit d’une croyance erronée qui autorise tous les excès et peut conduire comme dans le cas du Titanic à un aveuglement fatal.</h5>
<p><span id="more-3731"></span></p>
<h6>Un siècle après son naufrage, le « Titanic » va enfin revivre. Un milliardaire australien vient en effet de passer commande au constructeur naval chinois <a title="la réplique chinoise du Titanic" href="http://www.whatsonsanya.com/news_images/a4258b079f292ea2c6c8fda7_Titanic%202.jpg"> CSC Jinling Shipyard </a> d’une réplique exacte du mythique paquebot.<br />
Les seules modifications apportées seront d&rsquo;ordre technique : la coque sera soudée, et non rivetée, le bateau sera muni d&rsquo;un bulbe d&rsquo;étrave réduisant la résistance à la vague, de moteurs diesels et de propulseurs de proue pour une meilleure manœuvrabilité&#8230;</p>
</h6>
<h5><strong>Titanic. Vous avez dit insubmersible ?</strong></h5>
<h6>Avec ses frères jumeaux l’Olympic et le Britannic, le Titanic formait une famille de trois paquebots gigantesques qui avaient pour ambition d’écraser la concurrence, et de capter le lucratif marché des émigrants d’Europe vers l’Amérique. Le Titanic représentait alors le plus grand objet flottant jamais construit par l’homme et avec sa coque divisée en 16 compartiments et son système de navigation d&rsquo;avant garde était présenté par la presse comme quasiment insubmersible.</p>
<p>Le projet initial du Titanic conçu par Alexander Carlisle prévoyait 48 canots de sauvetage. Celui-ci pensait que ce nouveau geant des océans devait prévoir autant de canots que nécessaire pour accueillir la totalité des 2223 passagers. Mais son client Bruce Ismay, Président de White Star Line, décida qu&rsquo;on se contenterait du nombre minimum de canots pour être en règle avec la législation, soit 16 embarcations de sauvetage permettant de contenir au maximum 1176 passagers.</p>
</h6>
<h5><strong>Une série inquiétante d’incidents prémonitoires</strong></h5>
<h6>Pourtant une succession d’incidents intervenus précédant le voyage inaugural auraient dû alerter les autorités de la White Star Line quant à la manoeuvrabilité de sa nouvelle classe de transatlantiques.</h6>
<ul>
<li>Le 21 juin 1911, l’Olympic manque de peu de couler le Hollenbeck dans le bassin de remorquage à New-York ;</li>
<li>Le 20 septembre 1911 l’Olympic est impliqué dans une grave collision avec le croiseur Hawke à Southampton ;</li>
<li>Le 24 février l’Olympic heurte les Bancs de Terre-Neuve et perd à cette occasion une pale d’hélice de propulsion ;</li>
<li>Le 10 avril 1912 Partant de Southampton le Titanic évite de justesse la collision avec le paquebot transatlantique New-York.</li>
</ul>
<h6>Au lieu de susciter l’inquiétude sur les risques encourus et d’éveiller une vigilance accrue, cette succession d’incidents renforca paraxolement la confiance et le sentiment d’invincibilité de la compagnie. L’Olympic n’était-il pas sorti indemne d&rsquo;une collision avec un navire de guerre.</p>
</h6>
<h5><strong>L’effet du biais cognitif dans la mésestimation des risques</strong></h5>
<h6>Ce qui caractérise l’homme dans l’erreur, c’est qu’il croit être dans le vrai. Aussi a-t-il tendance à traiter les signaux qu’il reçoit en fonction de ce qu’il pense et non en fonction de leur contenu. Qu’une information vienne infirmer son diagnostic et il remettra en cause la chaîne de mesure.</p>
<p>Le premier qui comprit que le Titanic allait couler s’appelait Thomas Andrews. C’était l’ingénieur concepteur du navire. Il était le mieux le placé pour en connaître les faiblesses. Il ne ménagea pas sa peine pour essayer de convaincre le commandant Smith des risques encourus. Mais le mythe de l’insubmersibilité du Titanic était définitivement ancré …  dans la tête  du commandant  et des marins, comme dans celles des passagers.</p>
</h6>
<h5><strong>Pourquoi est-il difficile de percevoir le signe avant-coureur d’une catastrophe ?<strong></h5>
<h6> Le signe avant-coureur d’un évènement catastrophique n’est généralement pas perçu parce qu’il est impensable qu&rsquo;il advienne pour ceux qui vont le subir. </h6>
<p>Les vigies ne disposaient pas de jumelles réservées aux seuls officiers. Le Titanic voguait à pleine vapeur dans une nuit dépourvue de visibilité. Il fallait que le Titanic arrive à l&rsquo;heure coûte que coûte pour qu&rsquo;il en soit question dans la presse du matin. Les bateaux qui croisaient alentour n’avaient cessé de lancer des messages radio prévenant de la présence de barrières de glace. Le chef opérateur Phillips, avait plus urgent à faire que les écouter : il lui fallait de toute urgence transmettre des ordres de bourse pour les passagers à bord. Un des messages d&rsquo;alerte avait atterri dans la poche du Président Ismay lui même qui n&rsquo;en avait pas tenu compte. Alors que part enfin le premier SOS, la communication interne est catastrophique. L&rsquo;insubmersible va couler, mais comment le dire ? comment le croire ? Au bar, des Anglais font de l&rsquo;humour &nbsp;&raquo; Garçon pas la peine de nous apporter des glaçons, il y en a dehors&nbsp;&raquo;. De son côté l&rsquo;orchestre continue à jouer un ragtime intitulé &laquo;&nbsp;Automne&nbsp;&raquo;.</p>
<h6>Pour Karl E. Weick &laquo;&nbsp;voir ce que nous croyons et ne pas voir ce que nous ne croyons pas est un phénomène central dans la construction de sens (i)&nbsp;&raquo;. Celui-ci suggère implicitement que la fiabilité d’une organisation dépend de sa capacité à voir ce que nous avons tendance à ne pas croire.</p>
<p>Dans un prochain billet, nous verrons comment la prédisposition à percevoir une menace ou à détecter des signaux faibles significatifs varie essentiellement avec les croyances des acteurs et influe directement sur leur aptitude à réagir de manière efficace en cas de danger.</h6>
<p>&nbsp;<br />
(i) K. E. Weick &laquo;&nbsp;Sensemaking in the organizations&nbsp;&raquo; &#8211; Foundations for organizational science &#8211; Sage publications &#8211; 1995<br />
Professeur de psychologie et professeur en sciences de l&rsquo;organisation à la Ross School of Business de l&rsquo;Université du Michigan, Karl E. Weick est considéré comme l&rsquo;un des théoriciens les plus renommés mondialement de la théorie des organisations. L&rsquo;objet de ses recherches porte sur l&rsquo;élaboration du sens au sein des organisations.<br />
&nbsp;<br />
Pour aller plus loin<br />
- P. Ribeiro : Liçoes do Titanic &#8211; sobre Riscos e Crises (Lessons from the Titanic on Risk and Crisis) &#8211; Reino 2012<br />
- M. Berry : Vigilance et Organisation, les leçons du Titanic in &laquo;&nbsp;La Jaune et la Rouge&nbsp;&raquo; N° 638 oct 2008<br />
- P. Masson : Titanic &#8211; le dossier du Naufrage, Tallandier 1987<br />
- H. Landier : Le Titanic, une leçon pour nos entreprises in &laquo;&nbsp;Gérer et Comprendre&nbsp;&raquo; n°4 sept 1986</p>
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		<item>
		<title>Transfert de connaissances et storytelling : l&#8217;exemple de la NASA</title>
		<link>http://www.m2ie.fr/connaissances-tacites-storytelling/</link>
		<comments>http://www.m2ie.fr/connaissances-tacites-storytelling/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Aug 2012 08:29:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[management des connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Michaël Polanyi]]></category>
		<category><![CDATA[NASA]]></category>
		<category><![CDATA[partage de savoirs]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs tacites]]></category>
		<category><![CDATA[storytelling]]></category>
		<category><![CDATA[transfert de connaissances]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;au matin de ce 8 août 2012, le robot spatial Curiosity, se posait sur le sol martien, les responsables de la NASA reconnaissaient qu’il leur serait très difficile d’envoyer de nouveau un vol habité vers la Lune en utilisant les technologies spatiales classiques, des connaissances essentielles du programme Apollo ayant été perdues au fil [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/connaissances-tacites-storytelling/">Transfert de connaissances et storytelling : l&rsquo;exemple de la NASA</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Alors qu&rsquo;au matin de ce 8 août 2012, le robot spatial Curiosity, se posait sur le sol martien, les responsables de la NASA reconnaissaient qu’il leur serait très difficile d’envoyer de nouveau un vol habité vers la Lune en utilisant les technologies spatiales classiques, des connaissances essentielles du programme Apollo ayant été perdues au fil du temps.</h5>
<p><span id="more-3605"></span></p>
<h5><strong>La NASA a oublié comment envoyer des hommes sur la Lune !</strong></h5>
<h6>Bien sûr, toutes les notices et instructions techniques ont été soigneusement classées et archivées, mais le savoir informel des hommes qui ont monté le programme lunaire a disparu avec leur départ à la retraite.<br />
Trucs, astuces, problèmes rencontrés et réponses apportées : de tout cela, rien ne subsiste.</h6>
<p>Cet exemple édifiant illustre le fait qu&rsquo;une partie invisible et pourtant essentielle de la connaissance finit par disparaître quand elle est désincarnée.</p>
<h5><strong>&laquo;&nbsp;Nous connaissons tous plus que nous ne pouvons exprimer&nbsp;&raquo; (i)</strong></h5>
<h6>A partir d&rsquo;un certain niveau d&rsquo;expertise, chacun d&rsquo;entre nous n&rsquo;est plus conscient de l&rsquo;étendue de ses savoirs : nous les mettons en pratique de façon automatique et intuitive, presque instinctive.<br />
Ces connaissances personnelles qui résident dans la tête de chaque individu et font appel à l&rsquo;expérience et au savoir-faire sont nommées connaissances tacites.<br />
Pour Max Boisot (ii), qui fut l&rsquo;un des pionniers du management des connaissances, il existe trois catégories de connaissances tacites dans une organisation :</h6>
<ul>
<li>
<h6>Celles qui ne sont pas exprimées, parce que tout le monde les connaît et les considère comme acquises</h6>
</li>
<li>
<h6>Celles qui ne sont pas formulées, parce que personne ne les comprend entièrement</h6>
</li>
<li>
<h6>Celles qui restent non explicitées, alors que certaines personnes les comprennent parce que le processus d&rsquo;explicitation serait trop coûteux pour l&rsquo;organisation.</h6>
</li>
</ul>
<h5><strong>Le storytelling comme vecteur de transfert des connaissances tacites</strong></h5>
<h6>Tirant les enseignements de la perte de savoirs sur le programme Apollo, le Dr Edward Hoffman directeur de l&rsquo;APPL (Academy of Program and Project Leadership) a lancé un programme ambitieux de partage et transfert des connaissances tacites basé sur le storytelling. En 1997, il a commencé à collecter des histoires d&rsquo;anciens astronautes pour son livre &laquo;&nbsp;Projet Management Success Stories : Lessons of Project&nbsp;&raquo;.</h6>
<p>L&rsquo;utilisation des méthodes du storytelling ont permis de collecter une mutitudes d&rsquo;histoires exemplaires de la conquête spatiale. Racontées par ceux qui les ont vécues, ces histoires illustrent les décisions complexes rencontrées et mettent l&rsquo;accent sur les dilemmes à résoudre et les problèmes inattendus qu&rsquo;il a fallu surmonter.</p>
<h5><strong>ASK Magazine &#8211; la première revue de storytelling dédiée au management de projet</strong></h5>
<h6>Devant le succès remporté par cette initiative le format du récit a été retenu pour une capitalisation à grande échelle des leçons de l&rsquo;expérience. Edward Hoffman et le Dr Laufer ont ainsi construit une véritable communauté de partage de savoirs au sein de la NASA. Avec l&rsquo;aide de la société Edu Tech, ils ont créé une revue dédiée baptisée ASK. Dans chaque numéro de ASK, des ingénieurs retraités ou «seniors » racontent leurs missions, les problèmes auxquels ils ont dû faire face, et comment ils y sont parvenus &#8230; ou pas.</h6>
<p>Cette démarche, menée à l&rsquo;échelle de la NASA, a permis de développer un nouveau type de dialogue au sein de l’Agence fondé sur le partage des savoirs.</p>
<h6>Comme on le voit à travers cet exemple, les histoires racontées par ceux qui les ont vécues possèdent un pouvoir très singulier. Peut-être parce que depuis la nuit des temps, c&rsquo;est en créant des histoires que les êtres humains ont découvert des moyens pour réfléchir, organiser et donner un sens au monde.</h6>
<p>(i) Michaël Polanyi &#8211; The Tacit Dimension (p 4) 1967- New York: Anchor Books.<br />
Déjà cité à plusieurs reprises dans ce blog notamment <a title="Entreprise 2.0 : coordination et coopération dans l’entreprise – réseau" href="http://www.m2ie.fr/coordination-et-cooperation-dans-lentreprise-reseau/" target="_blank">dans ce billet (cliquez sur le lien), </a>l&rsquo;épistémologue hongrois Michaël Polanyi a développé le concept de « tacit knowledge » (connaissances tacites) qui stipule que « we can know more than we can tell ». Pour lui, les connaissances tacites ne peuvent pas être codifiées ; Elles ne peuvent être transmises que par apprentissage et expérience personnelle. Michaël Polanyi est le frère du célèbre économiste Karl Polanyi, auteur de &laquo;&nbsp;la grande transformation, aux origines politiques et économiques de notre temps&nbsp;&raquo;.</p>
<p>(ii) Pour en savoir plus, on se reportera à l&rsquo;ouvrage majeur de Max Boisot &laquo;&nbsp;Knowledge Assets : Securing Competitive Advantage in the Information Economy&nbsp;&raquo;, Oxford: Oxford University Press (1998) &#8211; livre de stratégie qui reçut le Prix Igor Ansoff en 2000.</p>
<p>A lire également<br />
- <a title="Storytelling management et résilience organisationelle" href="http://www.m2ie.fr/storytelling-management-et-resilience-organisationnelle/" target="_blank">Storytelling management et résilience organisationnelle</a><br />
- <a title="Communautés 2.0 et production de connaissances tacites" href="http://www.m2ie.fr/connaissances-les-communautes-2-0/" target="_blank">Communautés 2.0 et production de connaissances tacites</a></p>
<p>Pour aller plus loin<br />
- E. Hoffman, A. Laufer T. Post &#8211; Shared Voyage: Learning and Unlearning from Remarkable Projects: The NASA History Series<br />
- T. Post &#8211; The impact of storytelling on NASA and EduTech<br />
- E. Hoffman, A. Laufer &#8211; Project Management Success Stories &#8211; Lessons of Project Leadership</p>
<p>Sites dédiés de la NASA (cliquez sur les liens ci-dessous)<br />
- <a title="Academy of Program and Project Leadership (case studies)" href="http://www.nasa.gov/offices/oce/appel/home/index.html" target="_blank">Academy of Program and Project Leadership (case studies)</a><br />
- <a title="ASK Magazine" href="http://askmagazine.nasa.gov/issues/21/index21_overview.html" target="_blank">ASK Magazine</a></p>
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		<title>Storytelling et résilience organisationelle : l&#8217;exemple de Nissan</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Aug 2012 08:25:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[leadership et décision]]></category>
		<category><![CDATA[conduite du changement]]></category>
		<category><![CDATA[culture d'entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Nissan]]></category>
		<category><![CDATA[résilience organisationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[storytelling]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Face à une crise majeure, le &#171;&#160;storytelling&#160;&#187; peut dans certains cas agir comme un tuteur de résilience. En mettant en scène l&#8217;histoire de l&#8217;entreprise, il est ainsi parfois possible d&#8217;accélérer une reconfiguration organisationnelle et d&#8217;inscrire une promesse d&#8217;avenir dans le récit collectif. Le redressement de Nissan réalisé de 1999 à 2005 sous la direction de [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/storytelling-management-et-resilience-organisationnelle/">Storytelling et résilience organisationelle : l&rsquo;exemple de Nissan</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5>Face à une crise majeure, le &laquo;&nbsp;storytelling&nbsp;&raquo; peut dans certains cas agir comme un tuteur de résilience. En mettant en scène l&rsquo;histoire de l&rsquo;entreprise, il est ainsi parfois possible d&rsquo;accélérer une reconfiguration organisationnelle et d&rsquo;inscrire une promesse d&rsquo;avenir dans le récit collectif.</h5>
<h5>Le redressement de Nissan réalisé de 1999 à 2005 sous la direction de Carlos Ghosn offre à cet égard une bonne illustration de la force de l&rsquo;identité narrative.</h5>
<p><span id="more-3526"></span></p>
<h6>Dans son livre &laquo;&nbsp;la pérennité des entreprises&nbsp;&raquo; <a title="Arie de Geus père de l'organisation apprenante" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Arie_de_Geus"> Arie de Geus </a>, le père de l&rsquo;organisation apprenante, décrit les caractéristiques spécifiques aux entreprises de grande longévité. Parmi les traits distinctifs de ces organisations qui défient la crise et réussissent dans la durée, les notions de culture et d&rsquo;identité sont omniprésentes.</h6>
<h6>Dans ces entreprises, l’action collective a une histoire et les salariés-acteurs une mémoire individuelle et collective. La culture de ces entreprises s&rsquo;est construite sur une identité forte souvent portée par les fondateurs, et se caractérise par des valeurs qui se transmettent de génération en génération de salariés. Leur identité liée au patrimoine profond de l’organisation constitue le socle sur lequel s&rsquo;écrit l&rsquo;histoire de l&rsquo;entreprise et se forgent visions collectives et comportements communs.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>1- Storytelling et sensemaking : la force de l’identité narrative</strong></h5>
<h6>Au fil du temps l&rsquo;histoire de chaque entreprise se développe avec ses mythes fondateurs, ses épopées, ses héros, et ses mauvais génies. Ces récits remaniés au gré des évènements constituent une source dynamique d’inspiration et de renouvellement du management. Créer les conditions de la motivation des salariés consiste à donner du sens à l&rsquo;histoire, en gardant en mémoire ce que les acteurs ont construit, ce en quoi ils croient, les systèmes symboliques qu’ils ont engendrés.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>2- Storytelling et management : la transformation vécue comme une aventure</strong></h5>
<h6>Les histoires et les légendes ont un pouvoir très singulier : celui de rassembler les hommes de les inspirer et de les transformer durablement. La narration d’histoire &#8211; ce que les anglo-saxons appellent le storytelling &#8211; est la base de toute société humaine. Les histoires créent du sens pour l’ensemble des membres d’une même organisation et leur partage crée une dynamique extrêmement puissante. Les légendes véhiculées dans l’entreprise permettent ainsi à chacun de se situer et de mieux comprendre le sens de son action.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>3- Management de crise et storytelling : remettre en scène &#8230; pour remettre en selle</strong></h5>
<h6>L’intensité des émotions liée à une catastrophe stratégique ou à la menace d&rsquo;une faillite accentuent le risque de la perte du sens. Ce qui peut conduire le management de certaines organisations qu&rsquo;on croyait solides à l&rsquo;effondrement moral. Face à un tel bouleversement, l&rsquo;érosion du sens appelle une nouvelle quête de sens. C&rsquo;est alors que le storytelling constitue une ressource sur laquelle s&rsquo;appuyer.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>4- Le cas &laquo;&nbsp;Nissan Revival&nbsp;&raquo; : le storytelling comme facteur de résilience organisationnelle</strong></h5>
<h6>En 1999, la situation de Nissan est catastrophique : 22 milliards de dollars de dettes, des parts de marché en baisse régulière, des pertes récurrentes, une valorisation boursière qui s&rsquo;effondre. Trois ans plus tard, Nissan affiche des performances record. Le constructeur a renoué avec les bénéfices.</h6>
<h6>Du redressement spectaculaire de Nissan, Carlos Ghosn a fait un véritable récit d&rsquo;entreprise (*) dont il a commenté les différents rebondissements. Soulignant que l&rsquo;opération était une alliance entre égaux et non pas une fusion, qui aurait pu être perçue comme une absorption d&rsquo;un vaincu par un vainqueur, il a constamment répété que les stratégies choisies respecteraient l&rsquo;identité de Nissan, son histoire et son passé.</h6>
<h6>Ce faisant, en lançant le Plan &laquo;&nbsp;Nissan Revival&nbsp;&raquo;, il a proclamé que Nissan renaîtrait de ses cendres et qu&rsquo;on entendrait parler de l&rsquo;entreprise dans le futur. Pour chaque salarié, participer à la renaissance de Nissan ainsi permettait d&rsquo;effacer l&rsquo;humiliation personnelle et nationale subie, sans toutefois renier sa longue histoire.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5>En proposant à ses salariés d&rsquo;écrire avac lui cette nouvelle aventure, Carlos Ghosn a enclenché un processus de réenchantement par lequel il est devenu possible de s’inventer de nouveaux futurs. Ce faisant, il a renforcé les capacités d’appropriation permettant à Nissan d&rsquo;apprendre des épreuves surmontées et de devenir plus forte de ses expériences vécues.</h5>
<p>&nbsp;<br />
(*) On trouvera un développement de ce cas de storytelling dans l&rsquo;ouvrage de R. Reitter et B. Ramanantsoa paru chez Economica en 2012 &laquo;&nbsp;Confiance et Défiance dans les organisations&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pour aller plus loin : Le journaliste David Magee a mené l&rsquo;enquête sur ce redressement spectaculaire.<br />
Il en a tiré un livre Paru chez Dunod en 2005 &laquo;&nbsp;Comment Carlos Ghosn a sauvé Nissan&nbsp;&raquo;</p>
<p>A lire également<br />
<a title="Développer sa résilience organisationnelle : un impératif stratégique" href="http://www.m2ie.fr/resilience-organisationnelle-un-imperatif-strategique/" target="_blank">Développer sa résilience organisationnelle : un impératif stratégique</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur l&rsquo;identité narrative<br />
- P. Ricoeur &#8211; Le soi et l&rsquo;identité narrative in &laquo;&nbsp;Soi-même comme un autre&nbsp;&raquo;, pp 190-192, (1990)</p>
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		<title>War Room : m2ie dans le dossier stratégie du nouvel économiste</title>
		<link>http://www.m2ie.fr/war-room-m2ie-dans-le-dossier-strategie-du-nouvel-economiste/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jun 2012 11:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bertrand debarge</dc:creator>
				<category><![CDATA[intelligence économique]]></category>
		<category><![CDATA[anticipation]]></category>
		<category><![CDATA[conseil]]></category>
		<category><![CDATA[signaux faibles]]></category>
		<category><![CDATA[strategie]]></category>
		<category><![CDATA[war room]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Bertrand Debarge, associé fondateur du cabinet m2ie Conseil est cité dans l&#8217;article consacré aux War Room dans le dossier Entreprise et Stratégie du nouvel économiste du 7 juin. Dans l’économie de la connaissance, l’avantage déterminant réside dans le décèlement précoce et la compréhension des signaux faibles, afin de pouvoir anticiper les ruptures, décoder la strategie [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/war-room-m2ie-dans-le-dossier-strategie-du-nouvel-economiste/">War Room : m2ie dans le dossier stratégie du nouvel économiste</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5><strong>Bertrand Debarge, associé fondateur du cabinet m2ie Conseil est cité dans l&rsquo;article consacré aux War Room dans le dossier Entreprise et Stratégie du nouvel économiste du 7 juin.</strong></h5>
<p><span id="more-3159"></span></p>
<h6>Dans l’économie de la connaissance, l’avantage déterminant réside dans le décèlement précoce et la compréhension des signaux faibles, afin de pouvoir anticiper les ruptures, décoder la strategie des concurrents, et transformer les menaces en opportunités.</h6>
<h6>Face au flou d’une masse d’informations disparates et lacunaires, seule la mobilisation de l’intelligence humaine est capable de repérer les plus pertinentes, et de produire le « sens ajouté » nécessaire à la décision, au travers de dispositifs collectifs adaptés d’appropriation et d’interprétation.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h6>Qu’il s’agisse d’anticiper un mouvement stratégique, de contrer la manœuvre d’un concurrent, de procéder à l’analyse d’un marché émergent, ou de remporter un appel d’offres international, la war room d’entreprise s’impose progressivement comme un dispositif d’aide à la décision adapté pour apprendre à gérer l’incertitude, décoder les signaux faibles, et maitriser l’information critique.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Testée auprès de plusieurs industriels français, sans recourir nécessairement à un outillage technologique sophistiqué, <strong>l&rsquo;approche m2ie </strong> de War Room « sur mesure » vise à renforcer les capacités des équipes de direction à décider dans l&rsquo;incertitude, à anticiper les mouvements concurrentiels, et à agir plus rapidement que leurs compétiteurs. Dans un prochain billet, nous approfondirons notre concept de War Room d&rsquo;entreprise, et illustrerons la démarche du cabinet m2ie conseil, au travers d&rsquo;exemples issus de différents secteurs d&rsquo;activités.</strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p><a title="Aux armes ! - le concept de war room" href="http://www.lenouveleconomiste.fr/journal-numerique/consultation-1616-entreprises_management.html" target="_blank">Aux armes - le concept de war room </a>: l&rsquo;article sur les War Room d&rsquo;entreprise du nouvel économiste (dossier entreprise et stratégie)<br />
&nbsp;<br />
A lire également (Cliquez sur le lien ci-dessous)</p>
<p>- <a title="War Room : une solution collaborative d’aide à la décision stratégique" href="http://www.m2ie.fr/war-room-une-solution-collaborative-daide-a-la-decision-strategique/" target="_blank">War Room : une solution collaborative d&rsquo;aide à la décision</a></p>
<p>- <a title="Une war room pour apprendre à décider dans l’incertitude" href="http://www.m2ie.fr/une-war-room-pour-apprendre-a-decider-dans-l-incertitude/" target="_blank">Une war room pour apprendre à déciser dans l&rsquo;incertitude</a></p>
<p>- <a title="Rééquilibrer les rapports de force grâce à l’ intelligence stratégique" href="http://www.m2ie.fr/intelligence-strategique-des-ao/" target="_blank">Rééquilibrer les rapports de force grâce à l&rsquo;intelligence stratégique</a></p>
<p>Cet article <a href="http://www.m2ie.fr/war-room-m2ie-dans-le-dossier-strategie-du-nouvel-economiste/">War Room : m2ie dans le dossier stratégie du nouvel économiste</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.m2ie.fr">m2ie</a>.</p>]]></content:encoded>
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